We Demain. A quand remonte l’engagement durable de Guerlain et qu’est-ce qui l’a motivé ?

Laurent BOILLOT. Notre engagement aura dix ans en octobre 2017. La Maison Guerlain est une maison de transmission. Lorsque j’ai pris mes fonctions, elle existait depuis 180 ans et elle a su transmettre. Notre acte fondateur est d’avoir été inventeur, commerçant et industriel. Mais, d’une autre manière, nous sommes aussi un peu agriculteur, indirectement : la qualité des matières premières est un paramètre majeur. Ces deux composantes, associées à la rencontre avec Sylvie Bénard, Directrice de l’Environnement du groupe LVMH, m’ont conduit naturellement, parmi mes premières décisions, à développer une organisation très structurée autour des sujets de responsabilité environnementale et sociale. En 2007, nous avons créé une Direction du Développement Durable, que dirige Sandrine Sommer. Nous avons également mis en place un comité de pilotage qui représente toutes les structures de la société. S’en suivent ensuite des objectifs, que l’on mesure et que l’on améliore, avec toujours en tête cette idée de transmission et de patrimoine.

Comment s’incarne cet engagement aujourd’hui ?

Nous avons six enjeux majeurs, qui sont tous nobles, mais certains sont plus singuliers pour notre maison : la biodiversité, l’éco-conception et l’engagement social. Je dois dire que la vision est bien celle de se développer et de se structurer au fur et à mesure. Le groupe LVHM nous a aidés, et parfois rattrapés, avec le programme LIFE, mise en place par la Direction de l’Environnement. Nous avons une ambition constante. J’ai coutume de dire que, si nous n’allons pas sauver la planète tout seuls, nous allons faire notre part. Et l’ambition grandit avec les réalisations. Si nous pouvons toujours nous améliorer sur les questions de développement durable, nous devons pour autant être irréprochables par rapport à ce que nous disons. Cela fait partie de nos valeurs.

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